Feuillage
Entre le paysage, qui interprète une vision, et l’abstrait, qui transmet la reflexion, il y place pour la sensation. Dans cette huile sur toile de grand format, que j’ai appelé feuillage, j’ai tenté d’approcher au plus près de ce que j’ai ressenti, dans un moment magique et éphémère de contemplation. J’étais couché sur l’herbe, sous le lila de mon jardin, regardant le ciel à travers les feuilles transpercées par les rayons du soleil. C’était la nature, bien sûr, et des objets biens concrets, des couleurs bien réelles. Mais il y avait certainement autre chose, que je ne peux nommer, je ne peux qualifier, mais que je crois avoir su peindre.
Dans l’écheveau des reflets, des formes, la plénitude de l’instant présent, dans les contrastes parfois trop violents, le sentiment d’un aboutissement, d’avoir atteint la sérénité de l’âme. Une âme non pas exempte de troubles, de zones d’ombre, mais capable de gérer au mieux pour atteindre cette plénitude. Trop rare, trop rapide, mais intense. Mais l’envie d’un tableau.
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